Pourquoi faire du latin en 5ème ?

Votre enfant a l’opportunité de pouvoir choisir en cinquième l’option latin. Voici une petite note d’information qui vous aidera à faire votre choix. Faire du latin, c’est s’intéresser à une civilisation à la fois très éloignée et très proche de la nôtre ; c’est comprendre, lire et aimer un autre peuple, le découvrir dans sa culture, sa langue et son esprit mais c’est aussi nous comprendre nous-même, mieux saisir notre propre langue et notre propre culture en découvrant les fondements de ces derniers. L’aventure du latin, c’est la découverte de l’autre et la compréhension de nos fondations.

I. Le latin… quand ?
Les latinistes ont une heure de latin en cinquième, deux heures en quatrième, deux heures en troisième. Les heures de latin ne sont pas forcément mises en début ou en fin de journée. Les latinistes s’engagent à suivre cet enseignement sur les trois ans. Un enseignement de grec ancien sera proposé en troisième.

II. Le latin.. pour qui ?
Cette option s’adresse à des élèves appréciant les langues (le français et l’espagnol sont des langues issues du latin et on le retrouve également dans certains mots anglais ou allemands), curieux d’Histoire (César, Alexandre, Hannibal…), passionnés de mythologie (les dieux, les demi-dieux, la guerre de Troie…), fournissant un travail régulier, aimant tout simplement les histoires et l’Histoire.
L’enseignement du latin s’est beaucoup modernisé : les élèves de cinquième apprendront la langue latine comme une langue vivante, en la lisant et en l’utilisant, pour mieux la comprendre de l’intérieur et mieux l’apprivoiser. Les élèves s’imprègnent de la culture antique par tous les moyens : écritures autour de l’antiquité, création de jeux étymologiques, modélisations, réalisations artistiques, concours Athéna, sorties, ateliers… Vous pouvez consulter le site du collège rubrique Langues Anciennes et notre blog JUPITER : https://blogpeda.ac-bordeaux.fr/languesancienneslatresne/ pour avoir un aperçu de nos travaux et projets.

III. Le latin… pour quoi ?
A. Le programme en latin est très varié
En cinquième : mythologie (Achille, Enée, Hercule, les dieux, les légendes de Thèbes…) et découverte du quotidien à Rome (l’école dans l’antiquité par exemple !).
En quatrième : la vie quotidienne dans l’antiquité et les fondements romains de notre civilisation (la médecine, les thermes, Pompéi, l’esclavage…) et les fondements méditerranéens de la culture latine, et donc de la nôtre (la lutte contre Hannibal…)…
En troisième : l’Empire Romain, avec ses empereurs délirants, grandioses et terribles, qui a tant façonné le continent européen, et l’étude, de manière simple et variée, de la littérature romaine, fondatrice de la nôtre. En grec, les mythes fondateurs d’Athènes (Thésée), les grandes figures historiques (Alexandre), les jeux (Panathénées, Jeux Olympiques), les étapes majeures de l’histoire grecque (guerres médiques, guerre du Péloponnèse)…

B. L’apprentissage de la rigueur à travers une langue “carrée”
Le latin n’est pas une langue difficile, il est même souvent plus simple que le français et ses fameuses « exceptions » dans tous les domaines. Les exceptions sont rarissimes en latin, c’est une langue qui s’apprend comme un système très logique. Elle apporte ainsi beaucoup à l’esprit de l’élève, et lui apporte rigueur et sérieux. Elle enrichit considérablement son vocabulaire : soixante dix pour cent de notre vocabulaire vient du latin.

C. Une culture essentielle !
Le programme de latin enrichit les connaissances de l’élève et les confronte avec le reste du programme au collège : Pompéi est indissociable de la SVT qui aborde les explosions volcaniques, le vocabulaire vu en classe se retrouve en cours de langues mais aussi en sciences physiques et en français, certaines disciplines des Jeux Olympiques antiques sont encore pratiquées en cours d’EPS, l’Empire a inspiré certains mouvements politique au programme d’histoire de troisième, les mythes les grands auteurs étudiés en Français…

Grâce à un travail régulier, les élèves parviennent la plupart du temps à avoir une moyenne très satisfaisante en latin ou en grec, leur permettant d’augmenter leur moyenne générale et surtout de consolider leur dossier scolaire pour leur prochaine orientation. Ils pourront poursuivre l’enseignement du latin et du grec au lycée et valoriser ainsi leur parcours, qu’il soit littéraire ou scientifique : faire du latin rapporte des points au brevet et au baccalauréat et permet souvent d’obtenir des récompenses et surtout un « plus » lorsqu’il s’agit d’orienter l’enfant vers des sections à places limitées après le baccalauréat. C’est maintenant qu’il faut se porter vers cette option qui fera la différence.

Mme BORRAS – Professeure de lettres classiques