Meurtre à Milan

par Anna BORRAS

Meurtre à Milan

Je m’appelle Gino et je tiens une pizzéria dans la rue Giuseppe Meazza à Milan. Ma femme est serveuse dans la pizzéria, elle s’appelle Eugenia. J’ai beaucoup de clients dans mon restaurant : une famille espagnole vient manger tous les midis, ils passent leurs vacances à l’hôtel d’en face ; un client de la région vient tous les jours à chaque repas, il s’appelle Uberto. Ce soir, une grande table a été réservée pour trente personnes.

Le soir à vingt heures, comme prévu, les trente personnes arrivent. Eugenia les place et me donne la commande. Je prépare les plats et, pendant ce temps, Eugenia prend les commandes des autres tables. Tout à coup, un furieux coup de vent suivi d’un éclair aveuglant surprend tous les convives. Peu de temps après, panne de courant ! Tout le restaurant est plongé dans le noir. Mais heureusement, cette situation est très brève et la lumière revient quelques secondes plus tard. C’est alors qu’Eugenia pousse un cri terrifiant. Je me dirige vers elle avec appréhension et je sursaute ; je n’en crois pas mes yeux, un cadavre ! C’est Hugo, un des convives de la table des trente couverts.

On ferme alors le restaurant, provisoirement, et on appelle la police ainsi que le SAMU. Un policier s’approche de moi et m’interpelle : « Bonjour, je suis l’inspecteur Wanda chargé de l’enquête et j’ai quelques questions à vous poser. Avez-vous remarqué des phénomènes étranges dans votre pizzéria ces jours-ci ?

  • Non, pas spécialement »
    Soudain, Uberto entre dans la pièce et dit :
    « Si, moi j’ai remarqué que les pâtes avaient un goût étrange ! Elles m’ont rendu malade. Depuis, je ne demande que des pizzas. »

Je suis alors emmené au commissariat pour être plus longuement interrogé et placé en garde à vue en attendant mon jugement car je suis accusé d’avoir empoisonné les clients avec mes pâtes. Pendant ce temps, les policiers continuent leur travail sur ce crime. Eugenia, me sachant innocent, mène sa propre enquête.

Deux jours plus tard, je suis conduit au tribunal et le procès commence. Les témoins défilent à la barre. Parmi eux, se trouvent : Evandro le voisin, Valente un client, Uberto et Eugenia. Uberto m’accuse d’avoir empoisonné mes clients avec les pâtes. Eugenia raconte sa version des faits : « Les pâtes ne sont pas empoisonnées, c’est un prétexte qu’a employé Uberto pour accuser mon mari à sa place. Uberto a tué Hugo en le mordant car c’est un vampire et voici la preuve ! » Elle sort de son sac une cassette vidéo qu’elle fait visionner sur le lecteur du tribunal. « La vidéo a été prise depuis la caméra de surveillance installée dans la pizzéria, dit Eugenia ». La cassette montre clairement la scène du crime où Uberto mord Hugo dans le cou. Uberto, pris de panique, essaye alors de disparaitre dans un écran de fumée. Eugenia, connaissant la véritable identité d’Uberto, a amené un pieu qu’elle lance dans sa direction. Celui-ci lui transperce le cœur. Uberto s’écroule, il est mort. Son corps sera brulé.

L’affaire est classée. Je suis ensuite libéré, j’ai pu rouvrir la pizzéria. Eugenia a été remerciée par la police et par le juge.

Baptiste et Léo