Marcourt

par Anna BORRAS

Marcourt

Bonjour je m’appelle Marc Planorga, j’ai 19 ans. J’ai été convié à une étrange enquête surréaliste et improbable, dans un village perdu dans les montagnes alpines nommé : Marcourt.

Il se faisait tard et je ne l’avais toujours pas trouvé. La nuit tombait et les bois s’assombrissaient. Le vent sifflait dans le feuillage des arbres massifs et centenaires. Le bruit de mes pas résonnait étrangement… Il me semblait en entendre d’autres. Sur la route, je vis deux perles rouges brûlant au loin, me suivant. Mais cela n’avait plus aucune importance sauf si c’était elle… Non. Soudain ces perles se jetèrent sur moi ainsi qu’une autre créature. Je n’eus pas le temps de crier. Je perdis connaissance.

Revenons dans le temps, un jour plus tôt.

Après avoir consulté la carte, toujours en direction de ce village perdu au cœur des alpes françaises, je repris la route. Il me restait seulement une demi-heure de route. J’aperçus les monts massifs et boisés des Alpes. Je me doutais que mon chemin allait toucher à sa fin. L’ascension fut longue mais impressionnante. Arrivé au cœur des montagnes, les décors étaient spectaculaires. Pas un de ces monts n’était boisés. Pas un de ces arbres n’était habité.

Ce lieu était magique, beau comme nulle part ailleurs. Le lieu du mariage était bien choisi. Anna et Tom ne se marieraient que le lendemain, alors je cherchai un hôtel. Les routes de Marcourt étaient toutes pavées de pierre bien taillées, les maisons avaient toutes un côté médiéval… Comme si ce village avait traversé le temps… Au bout d’un quart d’heure un hôtel me tendit les bras ‘’La Griffe Pourpre’’… La chambre était très belle, grande et propre. Décidément ce village était très accueillant. Je m’installai avant de quitter ma chambre, en direction du lieu où résidai Tom et Anna. Je voulais m’assurer que tout allait bien. Arrivé devant l’adresse, que l’on m’avait transmise sur mon portable, j’aperçus Tom. Après une poignée de main, il me dit ce que je ne voulais pas entendre :
« Anna est partie à la cueillette des champignons. Elle n’est toujours pas rentrée, s’exclama t-il.

  • Ne t’inquiète pas, elle va sûrement passer la nuit avec une amie, répondis-je.
  • Tu as raison. Il sourit »

La nuit tombait et je rentrai dormir. On me demanda de fermer les volets. N’étant pas curieux, j’obéis sans broncher. Je passai mon temps avec Gaël le propriétaire de l’hôtel. J’appris beaucoup de Marcourt : son réseau de galeries souterraines, sa culture de citrouilles et de pastèques succulentes… Mais Marcourt n’a pas que des qualités. D’ailleurs la nuit commençait par son seul défaut : des hurlements… de loups !

La nuit fut courte mais bruyante. Le matin, mauvaise nouvelle, Anna n’était pas revenue. Tom et moi préparâmes une immense équipe de secours pour la retrouver. Moi je partis là où les champignons proliféraient, dans les bois du mont ‘’Sic’’ au nord du village. L’ascension ne fut pas une tâche aisée. A maintes reprises je dus escalader les rochers sur ma route. Il fallait trouver un sentier moins escarpé qui me permettrait de continuer ma route. J’eus beau marcher, non escalader, aucun sentier à l’horizon. Il me sembla voir une ombre à mes trousses. Au dessus de moi se trouvait une grotte aux atours rassurants. Gaël m’avait expliqué qu’il y avait deux grottes sur le mont Sic. Une en face de moi et l’autre vers ma destination. Mes premiers pas dans la grotte furent les pires. Il suffisait d’une seconde d’inattention pour tomber nez à nez avec un loup. La peur envahit mon corps, que faire… A cet instant me revint en mémoire tout les documentaires qui auraient pu m’aider à me sortir de cette situation mais que malheureusement j’avais oublié. Sauf un. Pour ne pas décevoir mon père amateur de chasse, une phrase me revint : “Ne jamais montrer sa peur au prédateur. Il serait satisfait “ Ok. Je fixai le loup avec colère. Ça ne lui avait pas plu. Il recula d’un pas. Une autre phrase me revint : ‘’S’il recule, avancez. Faites lui peur’’. Super je voulais partir en courant mais je devais lui tenir tête. Je fis un pas supplémentaire en direction de ce loup noir et massif. Soudain il cessa son grognement, s’assit et baissa le museau. Il.. Il me laissait passer… Quoi ?

D’accord. J’en profitais pour filer dans la grotte. Grave erreur, ne jamais tourner le dos a son prédateur. Je sortis mon téléphone pour m’éclairer, quand dans le reflet de mon écran j’aperçus le loup s’avançait vers moi, je me retournai et criai :
« Va t’en !! »
Il recula et quitta la grotte. Ouf… Je repris ma route dans la grotte, éclairé par mon téléphone…

Lorsque la lumière réapparut, je me trouvai dans une forêt vaste pour y chercher Anna. Trois heures plus tard. Il se faisait tard et je ne l’avais toujours pas trouvé. Il se faisait tard et je ne l’avais toujours pas trouvé. La nuit tombait et les bois s’assombrissaient. Le vent sifflait dans le feuillage des arbres massifs et centenaires. Le bruit de mes pas résonnait étrangement… Il me semblait en entendre d’autres. Sur la route, je vis deux perles rouges brûlant au loin , me suivant. Mais cela n’avait plus aucune importance sauf si c’était elle… Non. Soudain ces perles se jetèrent sur moi ainsi qu’une autre créature. Je n’eus pas le temps de crier. Je perdis connaissance.

Lorsque que je rouvris les yeux je n’étais pas seul. Le plafond m’était familier… La grotte. Il y avait cet homme brun, grand et souriant… Je me levai, difficilement et regardai autour de moi, je m’exclamai :
« Où suis-je ?

  • Dans ma grotte. répondit l’homme.
  • Je ne sais pas si vous êtes au courant, mais votre grotte est habité par un… Il me coupa.
  • Un loup. N’est ce pas ? dit-il.
  • Que… Qui êtes vous ? demandai-je.
  • Le loup. dit-il.
  • Quoi ? Mais non… Vous êtes fou !
  • Non je suis un Loup-Garou et elle là c’est un Vampire. répondit-il.
    De l’ombre jaillit une femme grande, brune et belle. Elle avait ces yeux, ces perles rouges.
  • Vous… Vous me suiviez. dis-je.
  • Seréna tu m’avais dit que non ! dit le Loup
  • Je fais ce que je veux ! Compris Elis. dit Seréna.
  • Donc je me suis fait attaquer par un vampire et j’ai été protégé par vous Elis. dis-je.
  • Oui c’est exact. Et Seréna, je crois que le conseil des Vampires te laisse manger aisément. dit Elis.
    Elis sortit une seringue de sa poche et me l’injecta dans le bras :
  • Que faites-vous ? dis-je.
  • Je suis obligé de te forcer à faire un choix. dit Elis.
  • Lequel ?
  • Celui de ta nouvelle race. Tu as vu des créatures surnaturelles tu dois en devenir une. répondit Seréna.
  • Loup Garou ou Vampire. Loup garou t’offre une forme lupine, tes sens vont augmenter…Elis fut coupé par Seréna.
  • Vampire t’apporte l’immortalité.
  • Stop ! Je ne veux pas entendre vos avis comme pour une promotion publicitaire. Pour moi je pense que… Je suis vraiment obligé de devenir comme vous... Elis hocha la tête. Bon pour moi ce sera Loup-Garou. Seréna me regarda avec un regard meurtrier. Les loups ne m’ont pas attaqué, eux. Ils m’ont défendu. De plus l’immortalité nous oblige à voir mourir ses proches. Je n’aurais jamais cru devoir prendre une telle décision. Elis sortit une seconde seringue de sa poche et me piqua. Dès cet instant je sentis mon odorat s’affiner ainsi que mon ouïe, car d’ici j’entendais Anna. Je dis alors :
  • Il faut que je parte ! Euh merci Elis et je… Je peux me transformer en loup ?
  • Oui si tu te concentres fort, regarde . Elis ferma les yeux quand un museau lui poussa ainsi que des poils canins sur tout le corps.
  • Cool ! J’y vais au revoir. dis-je.
  • Adieu, et ne révèle jamais tes dons. répondit-il. »

Oui, moi l’homme le plus froussard de tous les temps, voyant tempête là où il n’y avait que brise de vents, J’ai tenu tête à un loup, j’ai été attaqué par un vampire et je suis devenu un loup-garou.
Waouh ! Je me rendis là où la voix d’Anna était. Elle était tombée dans une vieille souche d’arbre creuse. Je la fis sortir et lui expliquai tout ce qui c’était passé, sauf le fait surnaturel qui m’était arrivé et la fit rentrer à Marcourt. La cérémonie fut retardée, mais le jour où elle a eu lieu, ce fut un jour magnifique. Tom ne cessa de me remercier. C’est ici que cette histoire touche à sa fin.

Hugo