L’étrange Mme Chicoutimi

par Anna BORRAS

L’étrange Mme Chicoutimi

Je m’appelle Gàlone, je suis un vieil homme de quatre-vingts ans. J’écris ce récit pour vous conter mon épouvantable histoire. Le 7 septembre1980, j’étais encore un jeune homme, je menais une vie paisible. Je vivais dans une ferme au fin fond du Canada. J’ étudiais à l’université Rodwell. C’était une université très réputée pour ses professeurs très expérimentés. Revenons à la ferme. J’avais trouvé cette ferme au hasard en me promenant avec mon meilleur ami Rodolph. J’avais rencontré Rodolph à la crèche et depuis nous avions toujours gardé des liens. Lui aussi avait étudié à l’université de Rodwell. Nous étions tous deux dans la même classe. Rodolph et moi étions très complices. De son côté, il habitait dans une villa, 16 rue Riquet avec ses parents. Il me rendait souvent visite. Nous passions de nombreuses après-midi ensemble. A chaque fois nous allions chez un marchand de glace nommé « Pasta-Glace ». Un jour de beau temps nous y allâmes. Mais ce jour-là, nous rencontrâmes notre professeur de physique nommée Madame Chicoutimi. Nous l’observions longuement, quand tout à coup un rayon de soleil vint frapper le visage de Madame Chicoutimi. A cet instant, elle se mit à courir vers un coin d’ombre. Rodolph et moi ne comprenions pas l’attitude de notre professeur. Nous nous demandâmes alors pourquoi elle avait réagi ainsi. Notre curiosité nous emmena à enquêter sur Madame Chicoutimi. Nous commençâmes par la suivre, elle courait très vite pour une femme de cinquante ans (c’est l’âge que nous lui avions donné). Au bout de dix minutes nous ne le vîmes plus, comme volatilisée. De plus en plus étrange. Alors nous décidâmes de rentrer à la ferme. Nous évoquâmes toutes les péripéties vécues lors de la course poursuite. Nous pensions qu’elle avait un rendez-vous ou alors qu’elle était pressée de rejoindre son enfant. En tout cas nous stoppâmes l’enquête ici.

Le lendemain à 10h30 précises nous étions en cours de Physique avec Madame Chicoutimi. Encore une fois le soleil tapa à la vitre et nous nous rendîmes compte d’une étrange pâleur qui illuminait son visage.Alors nous nous échangeâmes des regards intrigués. Vint le soir. Nous nous retrouvâmes une fois de plus à la ferme. Nous décidâmes d’enquêter. Nous nous introduisîmes dans les archives de l’Université. Nous nous mîmes donc à chercher un document qui pourrait nous aider à trouver ce qui correspondait aux signes de pâleur dus au soleil. Au bout de trois heures de recherche, nous trouvâmes une fiche concernant les signes de pâleur.
Cela correspondait aux vampires.

Rodolph et moi n’imaginions pas un seul instant qu’elle pouvait être un vampire. L’enquête n’avançait toujours pas. Derrière ce document s’en cachait un autre. Il indiquait que la pâleur pouvait être aussi due au stress. Nous nous penchâmes donc sur la possibilité du stress. Les jours suivant étaient pluvieux(nous n’avions donc pas d’indices si la pâleur venait du soleil).
Alors un soir d’école nous attendîmes de longues heures avant qu’elle ne sorte de sa classe. Une fois en dehors de l’Université nous nous mîmes à la suivre : elle n’avait pas de voiture. Elle devait donc habiter à côté de l’université. Il fallait s’y attendre,elle n’habitait pas à côté de celle-ci. Nous la suivîmes pendant une heure avant d’arriver dans une immense forêt.

A ce moment -là, elle se mit à courir comme si elle était poursuivie par une meute de loups. Elle courait tellement vite qu’on ne put la rattraper. Cette fois c’en était trop. Nous décidâmes de nous aventurer dans la forêt. Nous étions fatigués, d’autant plus que la nuit tombait. A la fin de cette longue marche, nous tombâmes sur une maison en bois qui au premier regard semblait inhabitée. Dans le doute nous préférâmes rester postés à côté de la maison. Rodolph se plaça à côté de la fenêtre et moi près de la porte. Notre longue attente fut enfin récompensée.

Une dame sortit de la maison. Elle portait une longue cape noire sur le dos. Nous ne pouvions voir son visage . Une fois que nous fûmes sûrs de son départ, nous pénétrâmes dans la cabane. Elle n’était meublée que d’un lit, d’une table et d’un buffet. Mais qui donc se cachait dans cet étrange lieu ? Surpris par la visite éclair de notre mystérieux propriétaire, nous nous empressâmes de nous cacher sous le lit. Le climat était tendu, la sueur abondante. Elle savait que nous étions là !!!

La boule au ventre, nous tentâmes de nous échapper. Hélas, mon ami, se fit capturer. Et moi voyant bien que je ne pouvais rien faire, je m’enfuis.

Gaëtan et Malone