Conte collaboratif écrit par les 6°E en ATP

par Sandrine BAZILE

Voici un exemple ce qu’un élève de 6° peut produire à la fin de la séquence sur le conte merveilleux. Le conte ci-dessous a été écrit, révisé et corrigé par les élèves de 6° C et E présents en ATP au 1° trimestre.

La belle et le paysan machanceux

Il était une fois dans un joli village une jeune fille qui s’appelait Cindy. Elle habitait dans une superbe maison pleine de vie, de fleurs, de rires et de beauté. Cindy, elle-même, était belle, généreuse et gentille mais elle n’était pas chanceuse. Quand elle marchait, elle tombait sans cesse ; quand elle voulait écouter de la musique, sa radio ne marchait pas ; quand elle allumait la lumière, l’ampoule grillait ; quand elle mangeait, elle se tachait ; quand elle rencontrait un garçon qui aurait pu l’épouser, il mourait !

Un jour, elle rencontra un homme si beau qu’elle eut le coup de foudre et ce qui devait arriver arriva : il fut enlevé par une sorcière qui le retint prisonnier dans un château hanté ; il était enfermé dans une boule à neige dans laquelle il faisait froid... Pourquoi, allez-vous demander, cette sorcière l’avait-elle enlevé ? Eh bien tout simplement parce qu’elle s’ennuyait... Elle avait interrogé sa boule magique et le sort avait désigné le prince et la malchanceuse Cindy.

Non loin de là vivait un pauvre homme, Alexandre, qui était si laid, si pauvre et si malchanceux lui aussi que quand il voulait mettre en marche un appareil, il ne fonctionnait pas, quand il mettait ses chaussures, il s’entravait avec le lacet. Ce jeune paysan était si maladroit et pauvre que personne ne voulait de lui. Il vivait dans une vieille grange abandonnée : c’était une sorte de ruine qui n’avait pas de toit ; ses murs s’étaient effondrés et à l’intérieur, il n’avait qu’une vieille botte de foin pour dormir. Pourtant, lui aussi avait trouvé l’amour en la personne d’une belle jeune fille mais, elle aussi s’était fait enlever par la même cruelle sorcière.

Cindy et Alexandre se retrouvèrent ensemble dans un parc : ils étaient tous deux tristes et désemparés ; tout à coup, Cindy demanda au jeune paysan pourquoi il était si malheureux. Il lui raconta qu’il avait perdu sa promise ; comme elle était dans la même situation, ils décidèrent de partir à leur recherche.

Ils fouillèrent d’abord la superbe maison pleine de vie où Cindy habitait. Mais, malchanceux comme ils étaient, ils s’y perdirent. Ils cherchèrent alors une issue mais ils n’en trouvèrent pas. Ils étaient inquiets et craignaient de ne jamais pouvoir sortir. Soudain, ils tombèrent nez à nez avec une armure de chevalier qui leur semblait bizarre. Comme Alexandre était le plus maladroit des hommes, il s’entrava dans l’armure et elle tomba brusquement, dans un grand fracas en dévoilant un passage secret que personne ne connaissait auparavant. Or, le passage était un piège. Tout ce qui passait, ne ressortait jamais. Ils rencontrèrent des animaux de toutes les formes avec un bec, des poils, des plumes, des écailles, une patte ou plusieurs yeux enfin tout était bizarre. Et encore une fois ils eurent de la mal chance, quand l’un tomba dans un trou et se trouva nez à nez avec une araignée géante : en voulant aider Alexandre, Cindy glissa elle aussi dans le trou l’entrainant lui et la grosse araignée. Sa toile en fut déchirée et sous le poids des deux des compagnons qui étaient tombés sur elle, l’araignée mourut écrasée. En heurtant le corps mou de l’araignée, ils rebondirent et furent projetés vers la sortie, à l’air libre !
Ils se relevèrent et prirent le seul chemin qui était devant eux. Ils marchèrent ainsi jusqu’à la fin de l’après-midi et virent au loin un pont de corde qui surplombait un ravin dans lequel passait un torrent rapide. Quand ils arrivèrent au pont, les nuages apparurent. Mais ils décidèrent quand même de franchir cet obstacle. Ils avancèrent à petits pas sur le pont qui était si vieux que certaines planches étaient cassées et le cordage abîmé.

Soudain un éclair surgit sur le pont qui se coupa en deux. Cindy, et Alexandre tombèrent à l’eau. Malheureusement, Cindy ne savait pas nager et Alexandre l’aida et la ramena au bord de l’eau en s’aidant d’une planche du pont qui flottait encore comme bouée.
Un crocodile survint : Alexandre crut que le crocodile allait les manger mais il n’en fut rien ; il les interpella. Le crocodile leur expliqua qu’il ne voulait pas les manger, mais les prévenir du danger qu’ils couraient s’ils rencontraient la sorcière. Ils remercièrent l’animal en lui serrant la patte et remontèrent par un escalier étroit et glissant et continuèrent leur route.

Tous deux s’engagèrent dans la forêt, mais tous les arbres se ressemblaient tant qu’ils n’arrivaient pas à se repérer. Ils craignaient de perdre leur chemin. Au bout de quelque temps pourtant, il arrivèrent dans une clairière où il y avait un chemin à double sens. Les deux chemins possédaient chacun une pancarte : celle de gauche indiquait « Chemin de la vie » : mais ce chemin était bizarrement jonché de crânes, d’ossements et des corbeaux menaçants, au regard noir, les observaient. Sur celui de droite au contraire était indiqué « Chemin de la mort » mais ce chemin était couvert de fleurs colorées et joyeuses ; des papillons y voletaient gaiement. Après quelques hésitations, ils décidèrent de partir chacun de leur côté pour savoir quel était le bon en pensant que les chemins se rejoindraient au bout : ils avaient tous les deux un téléphone en poche et ils avaient prévu de s’appeler pour pouvoir se joindre en cas de problème. Cindy prit donc le chemin de la vie tandis qu’Alexandre prit le chemin de la mort. Mais, le chemin de la mort était en fait le chemin de la vie : vous l’avez deviné, les pancartes avaient été échangées et Cindy s’était retrouvée sur le chemin qui ne menait nulle part et elle tournait en rond. Elle décida donc d’appeler Alexandre mais comme ils étaient malchanceux, leurs portables n’avaient plus de batterie et ils ne purent jamais se joindre...

Cindy était perdue et ne savait quoi faire quand elle aperçut un large sac qui brillait de mille feux au milieu des ronces et des orties : elle s’en saisit et en voulant regarder ce qu’il contenait, elle y fut aspirée car le sac était magique...

De son côté, Alexandre avait trouvé la sortie et attendait Cindy avec impatience et surtout inquiétude, près d’un vieil arbre. La foudre tomba pas très loin du jeune homme et un bâton apparut. Et à côté de lui, le sac était là ! Le sac avait la propriété de transporter la personne qui y rentrait où elle le souhaitait et Cindy voulait plus que tout rejoindre Alexandre. En voulant extraire Cindy, le jeune homme fut avalé par le sac. Comme ils voulaient délivrer leurs amis, ils souhaitèrent rejoindre la boule...

La jeune fille et son compagnon maladroit furent alors transportés devant la sorcière pour un combat sans merci ; celle-ci était grande et avait des cheveux infiniment longs. Aidés du bâton, ils sortirent du sac et poussèrent l’horrible femme à l’intérieur de celui-ci. Comme les sentiments de la sorcière étaient noirs, elle fut envoyée directement chez le diable !

Le sac réapparut à leurs pieds... vide : ils décidèrent d’y plonger pour retrouver leurs amis. Une fois leur envie formulée, ils se retrouvèrent dans le globe prisonnièrs à leur tour, à la place de leurs fiancés. Une fois ces derniers sortis de la boule, il ne pensèrent plus aux deux maladroits mais pensèrent plutôt à se marier car durant leur séjour dans le globe, ils étaient tombés amoureux. Les deux autres n’étaient pas vraiment tristes : après toutes ces péripéties menées ensemble, ils étaient eux aussi tombés amoureux l’un de l’autre...
Ils étaient même très heureux car ils se sentaient désormais en sécurité grâce au globe : le ciel n’était pas près de leur tomber sur la tête ! Et puis sur un globe... on peut voyager...